Donation au dernier vivant

Conseil en patrimoine

La donation au dernier vivant demeure  un moyen efficace pour assurer au conjoint survivant une meilleure protection que celle offerte par le régime légal.





La Donation au Dernier Vivant (DDV), quelque soit sa date de signature, s’applique à tous les biens existants au jour du décès.

  • L’objectif premier est   de privilégier son conjoint en lui octroyant davantage de droits dans la succession .

La donation au dernier vivant est une libéralité pouvant porter sur tous les  biens présents et à venir ou uniquement sur la quotité disponible. Elle  ne prendra effet qu’au décès du donateur.

Elle est révocable à tout moment par le donateur explicitement ou bien de façon dissimulée.

En cas de divorce, la donation est révocable de plein droit sauf volonté contraire de l’époux donateur.

L’acte doit être enregistré par un notaire sous forme authentique.

La donation au dernier vivant est un moyen efficace pour assurer au conjoint survivant une meilleure protection que celle prévue par le régime légal cf tableau des droits conférés au conjoint survivant.



Le tableau ci-dessous reprend les droits conférés au conjoint survivant grâce à une donation au dernier vivant en fonction des héritiers en concours.

HERITIERS EN CONCOURS AVEC LE CONJOINT
DROITS LEGAUX
DU CONJOINT
(DEVOLUTION LEGALE)
DROITS QUE  LA DONATION (Dernier Vivant) PEUVENT CONFERER AU CONJOINT
Un enfant commun
1/4 en propriété ou totalité en usufruit
1/2 en propriété

ou 1/4 en propriété et 3/4 en usufruit

Deux enfants communs
1/4 en propriété ou totalité en usufruit
1/3 en propriété

ou 1/4 en propriété et 3/4 en usufruit

Trois enfants communs ou plus
1/4 en propriété ou totalité en usufruit
1/4 en propriété

ou 1/4 en propriété et 3/4 en usufruit

Un enfant d’un précédent mariage ou naturel
1/4 en propriété
1/2 en propriété

ou 1/4 en propriété et 3/4 en usufruit

ou totalité en usufruit

Deux enfants d’un précédent mariage ou naturels
1/4 en propriété
1/3 en propriété

ou 1/4 en propriété et 3/4 en usufruit

ou totalité en usufruit

Trois enfants d’un précédent mariage ou naturels
1/4 en propriété

1/4 en propriété et 3/4 en usufruit

ou totalité en usufruit

Père et mère
1/2 en propriété
totalité en propriété sauf droit de retour légal biens donnés
Père ou mère
3/4 en propriété
totalité en propriété sauf droit de retour légal biens donnés
Frères et sœurs ou neveux et nièces
Totalité à l’exception de la moitié des « biens de famille »
Totalité des biens successoraux sans exception